CALMEL - Cantate Liberté

La cantate "LIBERTE" de Roger CALMEL est une oeuvre récente (1986). Construite autour du poème de Paul Eluard et complétée par des textes de Daniel DURET, elle développe musicalement l'idée de la victoire de la liberté sur l'oppression.

Cette oeuvre est divisée en quatre parties. La première s'ouvre sur une introduction aux accords déchirés suivie d'une plainte jouée par la flûte, le hautbois et la clarinette qui placent de suite l'ambiance sombre décrivant l'angoisse du choeur qui dialogue avec l'orchestre pour annoncer l'arrivée de "l'ennemi".

La seconde partie fait place à la souffrance, celle de la persécution, de la violence et de la torture. Dans un climat musical haletant, marqué par une rythmique oppressante, le choeur crie sa douleur : "Ils ont arraché la langue de ma bouche, ils ont fait de moi une pierre parmi les pierres de ma cité détruite". La partie centrale, ponctuée par un très bel intermède d'orchestre en forme de choral, laisse entrevoir l'idée de la capitulation, de la soumission, mais elle se conclue par la reprise du début, image de la révolte.

La troisième pièce, confiée au baryton soliste, dépeint le prisonnier qui aspire du fond de son cachot a ce que l'homme a de plus cher : sa liberté. Sur une mélodie douloureuse, mais pleine d'espoir, il chante l'image de cette liberté volée : "Toi que j'aime, et que je chante, visage qui répond à tous les chants du monde, tu es l'étoile de ma vie".

La dernière partie de cette cantate est composée autour du poème de Paul Eluard. Celui-ci est mis en musique dans une atmosphère de sérénité, de simplicité. Elle déroule dans un crescendo constant l'idée de la victoire éclatante de la liberté sur l'oppression:

Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te servir
Pour te nommer
LIBERTE

Voici un extrait à écouter :



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